Faire inspecter un bâtiment au Québec, une activité à risque.

J’ai pris connaissance de l’article de Stéphane Gagné que le Devoir publiait le 20 mai dernier et j’ai trouvé le sujet et le contenu si importants et pertinents que j’ai décidé de vous en relater ici l’essentiel.

En effet, faire inspecter un bâtiment au Québec est une activité à risque. N’importe qui peut offrir ses services puisqu’il n’existe aucune formation minimale requise. Des erreurs et des omissions peuvent ainsi aisément se glisser dans un rapport d’inspection. Après des années de laxisme, les choses seraient sur le point de bouger au Québec. Un encadrement législatif, attendu depuis des années, serait-il pour bientôt ? Plusieurs acteurs dans le milieu le souhaitent ardemment.

En attendant ce jour, une pétition qui a circulé sur le site de l’Assemblée nationale a exigé une loi pour encadrer la profession. On y faisait état de tous les problèmes dûs au vide législatif ; encadrement professionnel absent, présence de plusieurs inspecteurs sans assurance responsabilité, absence d’une norme d’inspection obligatoire, aucune entente de service standardisée obligatoire, etc.

Alors qu’en Ontario, une loi a été votée en avril dernier et que la Colombie-Britannique a légiféré en 2009 et l’Alberta en 2011, le Québec tarde toujours.

En attendant que le gouvernement mette de l’ordre, le consommateur doit faire quelques vérifications avant de choisir son inspecteur. Après tout, l’achat d’une maison est souvent le plus gros investissement qu’il fera dans sa vie.

D’abord, il doit s’assurer que son inspecteur est membre d’un ordre professionnel ( l’Ordre des architectes, l’Ordre des ingénieurs ou l’Ordre des technologues professionnels ) ou d’une association reconnue, comme l’AIBQ ( Association des inspecteurs en bâtiment du Québec ). La meilleure des situations est un inspecteur membre d’un ordre professionnel et d’une association reconnue.

Il doit ensuite détenir une assurance erreurs et omissions. Cette assurance protégera le consommateur dans le cas où l’inspecteur aurait commis une erreur ou une omission lors de son travail.

Le consommateur devrait aussi vérifier si cette personne a déjà été poursuivie dans le passé, depuis combien d’années fait-elle de l’inspection, quelle est sa formation ? Cette formation est-elle continue ? Cette personne travaille-t-elle selon des normes de pratiques reconnues ?

Une fois l’inspecteur choisi, le consommateur doit exiger un rapport détaillé qui donne un bon portrait de l’état des lieux inspectés. Ce rapport doit décrire l’état des fondations, de la toiture, de la structure, du revêtement extérieur, de la plomberie, de l’électricité, du chauffage, de la climatisation centrale, de l’isolation, de la ventilation et des composantes intérieures.

L’Association des consommateurs pour la qualité dans la construction, qui s’intéresse au sujet depuis des années, peut fournir de bons conseils sur l’inspection préachat et sur le choix d’un inspecteur. Pour en savoir plus sur le sujet, le consommateur peut visiter leur site et, en devenant membre, il aura accès à une information complète sur le sujet.

D’après : La confusions de l’inspection immobilière. Stéphane Gagné. Le Devoir, cahier habitation, le 20 mai 2017.

 

Post By Simon Lupien (95 Posts)

Courtier hypothécaire, papa, entrepreneur, époux, investisseur immobilier, etc. L'ordre est aléatoire! J'ai à cœur chacun de mes clients. Je travaille pour eux. Pas pour la banque.

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