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CELI ou REER pour la mise de fonds ?

Lorsque vient le temps d’accumuler la mise de fonds requise à l’achat d’une maison, le CELI (Compte d’épargne libre d’impôt ) et le REER ( Régime enregistré d’épargne retraite ) réprésentent tous deux l’avantage de faire croître votre épargne à l’abri de l’impôt.

Une question s’impose donc : lequel de ces deux véhicules d’épargne est le plus approprié pour accumuler cette mise de fonds ?

Cela dépend !

Dans les deux cas, REER et CELI peuvent contenir les mêmes produits financiers. De plus, les retraits peuvent se faire sans incidence fiscale. En 2018 Le CELI permet d’épargner un montant cumulatif de 57 500 $. Pour ce qui est du REER, le RAP ( Régime d’accession à la propriété ) permet d’y retirer un maximum de 25 000 $ par propriétaire occupant, pourvu que ce retrait se fasse dans le cadre de l’acquisition d’une première propriété, ou qu’aucune autre propriété n’ait été acquise dans les cinq années qui précèdent.

Le REER

Dans le cas d’un RAP, il est obligatoire de rembourser la somme empruntée dans un délai de 15 ans. Toutefois, le fait de cotiser à votre REER vous permet d’économiser l’impôt que normalement vous auriez payé à la fin de l’année d’imposition. Autrement dit, vous reportez cet impôt au moment où vous décaisserez votre REER, c’est-à-dire très probablement à votre retraite.

Le CELI

Le CELI offre beaucoup plus de souplesse. Il est possible d’y retirer davantage que les 25 000 $ permis dans le cas du REER, soit 57 500 $ (plus des rendements) pour les Canadiens qui étaient âgés de 18 ans ou plus en 2009. De plus, le transfert d’argent se fait avec un minimum de paperasse.

Le verdict

Si vous avez déjà un bon montant accumulé à votre REER et que vous prévoyez être en mesure de rembourser les fonds que vous y retirerez, le RAP pourrait être une option à envisager. Cependant, si vous êtes jeunes et que vous commencez à mettre de l’argent de côté, le CELI vous offrira davantage de flexibilité et vous laissera libre d’y retirer ou d’y ajouter le montant que vous souhaitez, pourvu que vous ne dépassiez pas la limite permise.

Enfin, pourquoi ne pas utiliser à la fois le CELI et le RAP ? Cela pourrait vous faciliter la tâche si vous souhaitez verser les 20 % de mise de fonds requis pour éviter de payer l’assurance SCHL.

Conseil

  • Cotiser à un REER permet de repousser une partie de l’impôt que vous auriez normalement payé à la fin de l’année fiscale. Si vous comptez acheter une propriété qui aura besoin de quelques rénovations, maximisez autant que possible les cotisations à votre REER. Par la suite, vous pourriez utiliser le RAP afin d’acquérir votre propriété tout en économisant sur vos impôts, ce qui vous aidera à financer vos rénovations.
  • Si vous comptez utiliser le RAP, gardez en tête que les fonds doivent demeurer au moins 90 jours dans votre REER avant de pouvoir les utiliser pour l’achat d’une propriété. De plus, le traitement d’une demande de RAP peut prendre quelques jours. Planifiez donc en conséquence.
  • Si vous avez de la difficulté à épargner, vous pouvez envisager le RAP comme une méthode d’épargne forcée. Tôt ou tard, il faudra rembourser le montant emprunté à votre REER.
D’après : Mise de fonds sur une maison : le CELI ou le REER  de Ghislain Larochelle, Journal de Québec, le 17 février 2018

Rembourser son hypothèque plus rapidement. Bonne ou mauvaise idée ?

Afin de contrer la hausse des taux d’intérêt, certains propriétaires envisagent d’accélérer le remboursement de leurs hypothèques. Est-ce sage ?

Les raisons qui poussent à rembourser rapidement une hypothèque sont nombreuses. D’abord, certaines personnes à l’approche de la retraite veulent éliminer le plus possible leurs dettes. D’autres souhaitent simplement vivre le moins possible à crédit. Mais bien souvent, c’est la perspective de payer moins d’intérêts qui motive les propriétaires à accélérer leurs paiements.

Il existe deux manières d’accélérer le remboursement d’une hypothèque. D’abord, vous pouvez opter pour une période d’amortissement plus courte ; par exemple, 15 ans au lieu de 25 ans. L’autre méthode possible est de verser un paiement supplémentaire. Certains établissements le permettent une fois par année, ou encore au renouvellement de votre hypothèque. Le mieux est de s’en assurer avant de signer.

Quel est votre meilleur placement ?

Vous êtes tentés d’accélérer le remboursement de votre hypothèque ? Avant même d’entreprendre de telles démarches, posez-vous la question suivante : quel placement vous sera le plus profitable ? Serait-ce d’utiliser vos épargnes pour rembourser plus rapidement votre hypothèque, ou plutôt d’investir dans vos épargnes ?

Prenons un exemple pour illustrer la différence. Supposons une hypothèque pour laquelle vous empruntez 200 000 $ au taux de 3,5 %. Trois options s’offrent à vous :

  • D’abord, vous pouvez étaler votre prêt sur 25 ans. Ainsi, vos paiements mensuels sont de 998,54 $.
  • Plutôt que de rembourser votre prêt en 25 ans, vous choisissez de le faire en 15 ans. Vos mensualités se soldent donc à 1427,29 $ et vous économisez 42 649,80 $ en frais d’intérêt pour la durée totale de votre prêt (si votre taux d’intérêt demeure virtuellement à 3,5 %).
  • Dans le troisième scénario, vous optez pour un terme de 25 ans. Mais pendant les 15 premières années, vous versez dans un compte non enregistré les 428,75 $ que vous auriez utilisés pour accélérer le remboursement de votre hypothèque. Supposons que vos placements vous donnent un rendement de 5 % par année. Au bout de 15 ans, grâce à l’intérêt composé de vos cotisations, vous récoltez 114 006,14 $.

Toutefois, à moins de verser vos économies dans un compte enregistré libre d’impôt, vous devrez également prendre en considération votre taux d’imposition personnel, qui amputera vos gains.

Conseils

  • Avant d’accélérer le remboursement de votre hypothèque, évaluez les taux d’intérêt. Comparez les rendements de vos placements et faites des choix logiques. Un planificateur financier pourra vous guider dans la bonne direction.
  • Évaluez également vos objectifs financiers. Votre priorité devrait être de vous constituer un fond d’urgence suffisamment garni pour combler 6 mois de vos revenus. Tâchez de vous bâtir de l’épargne sur laquelle vous pourriez compter pour éventuellement rembourser votre hypothèque.
  • À l’approche de la retraite, assurez-vous d’avoir suffisamment de liquidités. Si vous versez tous vos revenus dans le remboursement de votre hypothèque, il pourrait être difficile de tirer ensuite un revenu de votre propriété.
D’après : Devrais-je me hâter à rembourser mon hypothèque ? de Ghylain Larochelle, Journal de Montréal, le 18 février 2018

La faiblesse des taux d’intérêt et la prudence qui appauvrit

Pour l’épargnant courant, la prudence est naturelle et considérée souvent comme une bonne chose. Mais cette même prudence peut contribuer à nous appauvrir si on lui donne trop de pouvoir sur notre démarche.  Gaétan Veillette, planificateur financier au Groupe Investors dit qu’un changement de culture chez les déposants est souhaitable. Il suggère que leur politique de dépôt se convertisse en une politique de placement, ou un mélange des deux. Un faible rendement de son portefeuille augmente le risque de manquer d’argent à la retraite.

Selon Fabien Major, associé principal et fondateur de Major Gestion Privée, succursale de Gestion financière Assante, le certificat de dépôt est le placement le plus en demande par la clientèle la moins informée qui ne voit que deux catégories de placements ; les certificats de dépôt et la Bourse. C’est comme s’il n’y avait rien entre les deux alors qu’il y a un monde entre les deux. En utilisant les certificats de dépôt, avec les bas taux et l’impôt, on s’appauvrit.

Que faire ? Diversifier et prendre un peu plus de risques.

Selon M. Major, si une personne à l’approche de la retraite a une portion assez sécuritaire dans son portefeuille, par exemple, elle doit la diversifier et la décomposer dans toutes sortes de choses. Elle peut commencer à investir dans le marché obligataire international. Les taux d’intérêt peuvent être bas au Canada, mais un peu plus élevés ailleurs.

Ainsi prendre un produit un peu plus risqué (et payant !) que ce qu’on aurait choisi spontanément au départ peut être bénéfique pour son portefeuille. Comme l’explique M. Major, on peut avoir des placements en actions intéressants, mais pas trop risqués comme détenir des actions d’une grande banque. Le rendement est plus élevé et l’imposition moindre que pour un certificat de dépôt. Voilà l’importance de la diversification.

Alors ne soyez pas surpris si votre conseiller en gestion de patrimoine vous parle en ces termes. Ça vaut la peine de l’écouter attentivement et éviter le piège de l’appauvrissement que cachent les faibles taux d’intérêt.

 

D’après : Quand la prudence devient risquée publié par Nathalie Côté. Février 2017 Conseiller.ca

Chronique d’opinion : Parce que j’aurai bientôt 30 ans

30 ans

 

 

 

 

 

 

 

 

Aille! J’aurai bientôt trente ans… Encore 35 avant la retraite.

En pleine réflexion sur cette période de ma vie…
J’en déduis que je suis choyé.
Choyé de travailler dans la finance personnelle (pour faire un lien!), de le comprendre. Vraiment.
Choyé d’être passionné. Choyé de pouvoir aider les gens. Vraiment.

Suivant une économie incertaine, où la classe moyenne s’amenuise au profit de la bourgeoisie occupant le sommet de la pyramide de distribution des revenus et où la force vive sur le marché du travail, la relève, amorce sa décroissance, j’en retire 2 constats :

  1. Qui contribuera à mon avenir, ma retraite à moi… à part moi ?
  2. Quel avenir attend mes ainés ou mes parents, maintenant ou plus tard,
    si je ne suffis pas, en tant que relève, à payer leur retraite ?

Cette pensée, quoique pessimiste, m’intrigue.

Vivre le moment présent : OUI! Mais attention…
On dit que la génération Y sera moins riche que ses parents…

Dans une société capitaliste, prônant la consommation à outrance, quelle place pour la planification stratégique et la rigueur ?

Pourtant, c’est là LA solution, on ne le dira jamais assez. Pour vivre ses rêves, et non seulement vivre pour travailler, il faut penser à long terme et avoir une vision élargie. Maintenant. S’assurer d’une bonne santé financière.

Aux parents : Quelle approche adoptez-vous avec vos enfants, vos adolescents en fait d’épargne ?
Aux autres de mon âge ou à peu près :
Comment entreprenez-vous votre avenir côté finance ? Quels sont vos grands projets?
Aux plus vieux : Quel succès attribuez-vous à votre plan ?

En terminant, un exercice…juste pour le plaisir

  1. Tracez une ligne du temps illustrant les dix prochaines années.
  2. Inscrivez-y votre âge, celui de votre conjoint et de vos enfants le cas échéant.
  3. Inscrivez vos projets
    Quelques idées : songez à vos objectifs d’épargnes, de voyage, d’études (pour les enfants aussi), de formation, sportifs, professionnels, d’accès à la propriété, de déménagement, de famille, d’affaires, etc.

 

Le temps passe vite n’est-ce pas ?
Allez, je me remets à mes calculs 😉

Manque d’épargne chez les X et les Y

epargne dette

 

 

 

 

 

 

«Près de la moitié (48 %) des Canadiens en âge de travailler
n’épargnent pas pour la retraite »¹

Or, tout est question d’éducation financière et de conscientisation. Règle générale, les gens connaissent mal les produits financiers disponibles sur le marché pour combler leur stratégie d’épargnes-retraite.
Et disons-le, la corrélation entre sa connaissance du domaine de la finance et l’amélioration de sa situation financière est évidente !

L’épargne est l’essence de votre santé financière à court, moyen et long terme

Et vous ? Quelle est votre stratégie d’épargne-retraite mis à part le recours aux rentes gouvernementales ? Investissez-vous dans un régime de retraite personnel ? Et votre employeur ? Avez-vous un portefeuille de placements ? Des épargnes ? Des biens immobiliers ?

Arrêtons-nous ici un instant et songez à ceci :
Nos choix aujourd’hui influent sur votre mode de vie plus tard.

« Aborder la planification de la retraite une étape à la fois permet de réduire le stress, d’augmenter le niveau d’engagement et d’atteindre ses objectifs. »²

Il ne suffit pas d’épargner.
Il ne suffit pas non plus de se demander quel salaire vous désirez atteindre une fois à la retraite, mais plutôt le niveau de vie futur que vous convoitez !

Ayez une vision pour cette étape de votre vie :
Voyager ? Rénover ? Gâter la famille ? Loisirs ? Succession ?
Avez-vous pensé à l’inflation ? Que vous pourriez vivre plus vieux ?

5 conseils :

  1. Oubliez le voisin, vivez en fonction de vos moyens ;
  2. Faites preuve de rigueur. Répondez d’abord à vos besoins, ensuite à vos désirs ;
  3. Comptez, comptez et recomptez encore ;
  4. Évitez les retards de paiement, c’est important ;
  5. Ayez un plan, des objectifs, et suivez-le ! Faites appel à un conseiller en sécurité financière pour une meilleure compréhension des implications financières et pour éviter des erreurs.
Sources :
  1. http://www.conseiller.ca/produits/la-moitie-des-travailleurs-depourvus-depargne-retraite-59307
  2. http://www.conseiller.ca/retraite-sunlife/sunlife-blogues/la-planification-de-la-longevite-permet-aux-clients-de-mieux-profiter-de-leur-retraite-57812
  3. http://www.lautorite.qc.ca/files/pdf/education-financiere/strategie-education-financiere-2016.pdf