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Meilleurs vœux en ce temps de réjouissance

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Tout en espérant que votre année 2015 ait justement été marquée de réjouissance, l’année qui s’achève l’a plutôt été par de légères hausses des taux fixes tandis que la Banque du Canada a réagi à la récession qui a frappé le pays. En effet, elle l’a fait en abaissant deux fois son taux directeur de 1,00% à 0,50%. Cependant, les banques n’ont pas redonné le 0,50% en entier sur leur taux préférentiel, le baissant plutôt de 0,30% tout en empochant la différence. La hausse importante que certains voyaient en 2015, n’a pas eu lieu dus aux baisses du pétrole et du dollar. Enfin, pour conclure l’année, la Réserve fédéral américaine a amorcé ses hausses dernièrement en décembre. De toute façon, il serait difficile de faire des prévisions pour 2016, mais nous tenons à rappeler à quel point il est important de se prendre d’avance dans un renouvellement hypothécaire ou un achat, afin de contrôler ce qu’il l’est et éviter les remous de ce que nous ne contrôlons pas. Comme les hausses de taux!

Quoi qu’il en soit, on a beau spéculer sur 2016,  il y a plus important en cette période de l’année. Nous vous souhaitons de belles Fêtes remplies de joie, d’amour et de repos.

On se reparle de l’autre côté, en 2016.

Baisse de taux, une histoire printanière

baisse des taux

Un phénomène frappe à chaque année. On en parle beaucoup et on se pose plein de questions. De quoi s’agit-il? De la baisse des taux d’intérêt en hiver pour la période printemps/été.

Rien de nouveau pour l’initié, mais toujours marquant de l’extérieur. Surtout en considérant les efforts du gouvernement fédéral pour diminuer le marché immobilier, et faire augmenter les taux d’intérêt en même temps.

Si on se souvient bien, les taux d’intérêt fixe avaient augmenté au début de l’été 2013, principalement dû au fait que le marché des obligations avait augmenté lui-aussi. La hausse des obligations ne s’est pas perpétué et le marché s’est détendu. Ajoutons à cela, la féroce compétitions que se livre les banques année après année, et on a la recette d’une baisse de taux.

L’expression « Guerre des taux d’intérêt » a circulé dans les médias, mais appelons cela plutôt une concurrence bien banale. Verrait-on l’essence affichée moins cher chez Esso que chez Pétro-Canada pendant des semaines entières au même coin de rue?

Et non! C’est pour ça que les banques baissent, toutes en même temps. À tous les printemps.

Hausse importante des taux. Pourquoi donc?

Hausse de taux
La fin juin a apporté autre chose que l’été cette année. Nous avons été témoins de pas moins de 4 hausses des taux d’intérêt fixes en l’espace de quelques jours seulement. Pour vous donner une idée, le 5 ans fixe qui se négociait à 2,89% sur le marché avant la St-Jean-Baptiste se négocie aujourd’hui à 3,49%. Ce 0,6% de différence représente une hausse de plus de 20%. Et dire que plusieurs pensaient – à tort – que les taux ne bougeraient pas avant des années. Euh, mauvaise gageure!

Si on sait que le taux variable est directement connecté sur le taux directeur de la Banque du Canada – via le taux préférentiel – les taux fixes sont plutôt réglés en tenant compte du marché des obligations. Et ces dernières ont bondies dernièrement. Pour vous dresser un portrait simplifié, il faut commencer par dire que la Réserve fédérale américaine – communément appelé la Fed – a affirmé qu’elle commencera à réduire son programme d’achat d’obligations. Il faut comprendre que ce programme faisait conserver artificiellement bas les taux des valeurs du Trésor, en conséquence, les marchés mondiaux pouvaient emprunter à peu de frais. En réaction à cette annonce, les marchés obligataires et boursiers ont reculé à l’échelle mondiale suite aux ventes massives d’actifs financiers américains. L’augmentation des valeurs américaine a donc fait grimper les taux des obligations du Canada. Comme le dit l’adage, quand les États-Unis éternuent, le Canada attrape la grippe!

À quoi s’attendre pour la suite des choses? Tout indique que la hausse devrait se poursuivre dès l’automne. Il restera à constater jusqu’à quel point l’économie canadienne peut encaisser ces futures hausses. Et ça, personne ne le sait vraiment.

Si vous renouvelez prochainement ou pensez refinancer pour des dettes ou des projets, le bon temps est peut-être maintenant.

Sources :http://www.thestar.com/business/personal_finance/spending_saving/2013/06/21/higher_bond_yields_trigger_hike_in_mortgage_rates.html?goback=%2Egde_4830056_member_252258147 et http://www.td.com/economics/analysis/economics-index.jsp

Êtes-vous sûr que vous avez négocié le meilleur taux?

dés taux d'intérêt

Dernièrement, Jean-Philippe a rencontré une cliente qui avait des projets de rénovations. Elle avait renouvelé son prêt hypothécaire en juin 2011, avec son institution financière de toujours, à un taux fixe 5 ans de 5,09%. Intrigué, mon frère lui a demandé tout bonnement si son prêteur avait réévalué ses besoins afin de s’assurer d’avoir la bonne stratégie de remboursement ou simplement si elle avait magasiné avec d’autres prêteurs. La dame a simplement répondu « non », et que son prêteur « lui avait assuré qu’elle avait un excellent taux ».

En revenant au bureau, Jean-Philippe était curieux et est allé voir dans nos dossiers de juin 2011 pour connaître à quel taux les dossiers semblables à la dame se négociaient à l’époque. Car on doit le dire, pour savoir si la cliente avait « un excellent taux » pour reprendre ses mots, il faut comparer avec ce que le marché offrait à ce moment-là, et non avec ce qu’elle avait comme taux avant son renouvellement. Figurez-vous qu’en juin 2011, nous négociions des taux fixes 5 ans à 4,09% pour nos clients. Exactement 1% de moins. C’est très loin d’être banal 1%. Pour cette cliente, la différence des paiements, compte tenu du montant emprunté et de l’amortissement, représente tout près de 1 000$ par année. À paiements égaux, cela représente plus de 7 500$ de différence en intérêts sur 5 ans. C’est énorme!

On pourrait parler longtemps du manque de conseil et de stratégie, c’est évidemment un élément central dans une relation-conseil, mais je veux davantage parler aujourd’hui des offres que reçoivent les emprunteurs de leurs institutions financières. Et un éditorial du mois de mars m’est revenu en tête. Celui où il est question du ministre fédéral des finances qui invitait les banques à ne pas se livrer de « guerre de taux », mais plutôt de continuer à le faire, discrètement et hypocritement. Entendons-nous sur un point, si M. X est meilleur négociateur que M. Y, M. X aura un meilleur taux. Même si les deux ont rencontré le même conseiller, dans la même banque, le même jour, à une heure d’intervalle!
Ne nous bernons pas, si les emprunteurs n’ont pas accès à l’information sur les meilleurs taux disponibles sur le marché, ils paieront plus d’intérêt. Et ce n’est pas les conseillers bancaires qui leur diront.

Est-ce dans votre intérêt ou celui des banques? La réponse est simple. Et c’est pour ça que vous avez un courtier. Pour l’assurance d’avoir la bonne information et des conseils et stratégies.

Sources : http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/ariane-krol/201303/20/01-4633097-jim-nest-pas-votre-ami.php