Le marché de l’immobilier plus solide que prévu

Le bilan publié par la Fédération des chambres immobilières du Québec (FCIQ) montre que le marché immobilier du Québec a connu une croissance des ventes pour le 12e trimestre consécutif et une performance exceptionnelle des marchés immobiliers des petits centres urbains. Par ailleurs, le bilan montre aussi que les copropriétés séduisent de plus en plus les Québécois.

Un autre record

En 2017, 82 639 propriétés immobilières ont été vendues au Québec, environ 2000 de plus que le sommet atteint en 2007. Le marché a été plus solide que les acteurs ne le prévoyaient. Les premiers resserrements hypothécaires introduits par le gouvernement Trudeau avaient soulevé des craintes dans le secteur. Toutefois, l’impact des resserrements a été moindre qu’anticipé.

Des petits centres urbains très performants

Les marchés immobiliers de plusieurs petits centres urbains ont connu une performance exceptionnelle au quatrième trimestre de 2017. C’est le cas pour Mont-Tremblant, où les ventes ont augmenté de 23 %. À Rouyn-Noranda et à Sorel-Tracy, les ventes ont connu une croissance de 20 et 19 %, respectivement. Selon Paul Cardinal, directeur d’analyse à la FCIQ, les changements démographiques peuvent expliquer l’intérêt de nombreux acheteurs pour ces villes.

« Il y a deux tendances qui sont en cause, indique M. Cardinal. D’une part, les baby-boomers peuvent se permettre d’acheter des résidences secondaires, car ils sont pour la plupart avancés dans le paiement de leurs hypothèques. D’autre part, les semi-retraités ont la possibilité de s’accommoder pour se rendre au bureau un ou deux jours par semaine. Ces gens vont aussi opter pour une résidence dans ces secteurs de villégiature pour y passer une grande partie de la semaine. »

La copropriété : une option séduisante

La copropriété est le type de propriété qui a connu la plus forte croissance du niveau des ventes au quatrième trimestre de 2017, soit une hausse de 15 %. Les ventes des plex et des unifamiliales ont augmenté légèrement, de 4 et de 3 %. Cette tendance devra continuer à s’amplifier en 2018, selon Paul Cardinal. « Le facteur principal est la réduction de la taille des ménages, a-t-il dit. On a des ménages qui n’ont pas d’enfants et qui sont prêts à renoncer à de la superficie pour économiser au niveau des coûts d’entretien. Il y aussi des jeunes professionnels voulant être près du travail qui vont s’établir dans les quartiers centraux. »

Kevin Hughes, économiste à la Société canadienne d’hypothèques et de logement,  constate aussi cet engouement pour la copropriété. « On a vu que les stocks s’écoulaient dans ce segment de marché », dit-il. Selon Paul Cardinal, le marché immobilier québécois s’adapte actuellement aux nouvelles réalités démographiques. « Les copropriétés attirent également les baby-boomers. Certains d’entre eux quittent leur maison pour s’établir dans une copropriété. »

Les nouveaux contrats de courtage en baisse

Si les ventes ont crû dans la province durant le dernier trimestre, les inscriptions en vigueur ont toutefois diminué de 7 % par rapport à 2016. Dans le contexte immobilier, les inscriptions désignent les contrats de courtage signés et correspondent à peu près à l’offre de propriétés. Cependant, cette baisse ne semble pas inquiéter Paul Cardinal.

« Le marché immobilier nous a montré que l’offre répond assez bien à la demande, affirme-t-il. Les constructeurs aussi s’ajustent à la demande en lançant de nouveaux projets sur le marché. »

D’après : Un marché plus solide qu’anticipé, de Jeiel Onel Mézil, La Presse+, le 20 janvier, 2018

Post By Simon Lupien (97 Posts)

Courtier hypothécaire, papa, entrepreneur, époux, investisseur immobilier, etc. L'ordre est aléatoire! J'ai à cœur chacun de mes clients. Je travaille pour eux. Pas pour la banque.

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