Archives de la catégorie: Taux d’intérêt

Hausse importante des taux. Pourquoi donc?

Hausse de taux
La fin juin a apporté autre chose que l’été cette année. Nous avons été témoins de pas moins de 4 hausses des taux d’intérêt fixes en l’espace de quelques jours seulement. Pour vous donner une idée, le 5 ans fixe qui se négociait à 2,89% sur le marché avant la St-Jean-Baptiste se négocie aujourd’hui à 3,49%. Ce 0,6% de différence représente une hausse de plus de 20%. Et dire que plusieurs pensaient – à tort – que les taux ne bougeraient pas avant des années. Euh, mauvaise gageure!

Si on sait que le taux variable est directement connecté sur le taux directeur de la Banque du Canada – via le taux préférentiel – les taux fixes sont plutôt réglés en tenant compte du marché des obligations. Et ces dernières ont bondies dernièrement. Pour vous dresser un portrait simplifié, il faut commencer par dire que la Réserve fédérale américaine – communément appelé la Fed – a affirmé qu’elle commencera à réduire son programme d’achat d’obligations. Il faut comprendre que ce programme faisait conserver artificiellement bas les taux des valeurs du Trésor, en conséquence, les marchés mondiaux pouvaient emprunter à peu de frais. En réaction à cette annonce, les marchés obligataires et boursiers ont reculé à l’échelle mondiale suite aux ventes massives d’actifs financiers américains. L’augmentation des valeurs américaine a donc fait grimper les taux des obligations du Canada. Comme le dit l’adage, quand les États-Unis éternuent, le Canada attrape la grippe!

À quoi s’attendre pour la suite des choses? Tout indique que la hausse devrait se poursuivre dès l’automne. Il restera à constater jusqu’à quel point l’économie canadienne peut encaisser ces futures hausses. Et ça, personne ne le sait vraiment.

Si vous renouvelez prochainement ou pensez refinancer pour des dettes ou des projets, le bon temps est peut-être maintenant.

Sources :http://www.thestar.com/business/personal_finance/spending_saving/2013/06/21/higher_bond_yields_trigger_hike_in_mortgage_rates.html?goback=%2Egde_4830056_member_252258147 et http://www.td.com/economics/analysis/economics-index.jsp

Êtes-vous sûr que vous avez négocié le meilleur taux?

dés taux d'intérêt

Dernièrement, Jean-Philippe a rencontré une cliente qui avait des projets de rénovations. Elle avait renouvelé son prêt hypothécaire en juin 2011, avec son institution financière de toujours, à un taux fixe 5 ans de 5,09%. Intrigué, mon frère lui a demandé tout bonnement si son prêteur avait réévalué ses besoins afin de s’assurer d’avoir la bonne stratégie de remboursement ou simplement si elle avait magasiné avec d’autres prêteurs. La dame a simplement répondu « non », et que son prêteur « lui avait assuré qu’elle avait un excellent taux ».

En revenant au bureau, Jean-Philippe était curieux et est allé voir dans nos dossiers de juin 2011 pour connaître à quel taux les dossiers semblables à la dame se négociaient à l’époque. Car on doit le dire, pour savoir si la cliente avait « un excellent taux » pour reprendre ses mots, il faut comparer avec ce que le marché offrait à ce moment-là, et non avec ce qu’elle avait comme taux avant son renouvellement. Figurez-vous qu’en juin 2011, nous négociions des taux fixes 5 ans à 4,09% pour nos clients. Exactement 1% de moins. C’est très loin d’être banal 1%. Pour cette cliente, la différence des paiements, compte tenu du montant emprunté et de l’amortissement, représente tout près de 1 000$ par année. À paiements égaux, cela représente plus de 7 500$ de différence en intérêts sur 5 ans. C’est énorme!

On pourrait parler longtemps du manque de conseil et de stratégie, c’est évidemment un élément central dans une relation-conseil, mais je veux davantage parler aujourd’hui des offres que reçoivent les emprunteurs de leurs institutions financières. Et un éditorial du mois de mars m’est revenu en tête. Celui où il est question du ministre fédéral des finances qui invitait les banques à ne pas se livrer de « guerre de taux », mais plutôt de continuer à le faire, discrètement et hypocritement. Entendons-nous sur un point, si M. X est meilleur négociateur que M. Y, M. X aura un meilleur taux. Même si les deux ont rencontré le même conseiller, dans la même banque, le même jour, à une heure d’intervalle!
Ne nous bernons pas, si les emprunteurs n’ont pas accès à l’information sur les meilleurs taux disponibles sur le marché, ils paieront plus d’intérêt. Et ce n’est pas les conseillers bancaires qui leur diront.

Est-ce dans votre intérêt ou celui des banques? La réponse est simple. Et c’est pour ça que vous avez un courtier. Pour l’assurance d’avoir la bonne information et des conseils et stratégies.

Sources : http://www.lapresse.ca/debats/editoriaux/ariane-krol/201303/20/01-4633097-jim-nest-pas-votre-ami.php

Des enveloppes dans la poste

carte de credit

Quand passe le facteur (pour ceux qui ont encore un facteur!), de petites lettres de sollicitation se retrouvent dans votre courrier. Si vous êtes chanceux comme nous, vous recevez des douzaines de ces lettres par année. Pas besoin de les nommer, on connaît tous ces compagnies qui offrent des rabais sur une nouvelle carte de crédit « exclusive » pendant 12 mois ou d’autres qui envoient des documents ressemblant à un chèque mentionnant que « votre argent » est disponible immédiatement.

Les plus sages recyclent ces enveloppes. D’autres sautent sur l’opportunité. On estime que chaque canadien possède en moyenne cinq cartes de crédit alors qu’une seule devrait suffire. Ce n’est qu’une moyenne, car nous avons personnellement vu des gens jongler avec plus d’une douzaine de cartes. Des cartes qu’ils recevaient en répondant à ces lettres par la poste, ou bien en s’inscrivant dans plusieurs magasins.

Pourquoi on vous parle de ça aujourd’hui? Au cours des derniers mois, très souvent on a parlé d’endettement. En fait, on a l’impression que tout le monde parle d’endettement ces temps-ci. Et à mots couverts, on blâme certains d’avoir acheté « une trop grosse » maison. C’est vrai, certains ont de grosses maisons. Mais en pratique, pour acheter une maison, il faut être qualifié et respecter des ratios d’endettement.

De l’autre côté, chacun peut aller se chercher dix cartes de crédit à 20% d’intérêt. Difficile après ça de respecter un sain ratio d’endettement. Payer de l’intérêt sur des cartes de crédit, c’est jouer le jeu des émetteurs de ces mêmes cartes. Et consommer à outrance, c’est aussi jouer leur jeu.

L’endettement commence souvent par des enveloppes dans la poste. À vous de ne pas y répondre.

La SCHL prévoit un sommet des 15 dernières années

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Le titre de la Presse prend tout son sens quand on regarde les prévisions de la SCHL. Loin d’un ralentissement, le marché immobilier québécois continue à enregistrer des records pour la revente. Bien que les prévisions soient clairement à la baisse en ce qui a trait aux constructions neuves, on ne peut que constater l’optimisme de la SCHL, qui cite la faiblesse des taux d’intérêt et les facteurs démographiques pour expliquer ces données.

Quoi penser de tout ça? Que les propriétés vont continuer à prendre de la valeur et que le marché de la revente est toujours fort. Il y a un début d’inquiétudes quant au nombre de condos bâtis au cours des dernières années et il faudra vraisemblablement attendre quelques années avant de voir les effets de cette « surconstruction ».

Que nous réserve 2012 ?

11Les débuts d’année sont souvent l’occasion des résolutions et des pronostics pour l’année qui s’en vient. Quoi faire et quoi penser de tout cela ? Qu’est-ce qui est réellement utile pour vous?

2012, une année de changement ?

Tout porte à croire que 2012 sera sensiblement identique à 2011 d’un point de vue économique. Les experts ne s’attendent pas à une augmentation significative du prix des maisons au Québec. Ni d’une diminution non plus. Comme l’économie mondiale ne s’est pas encore tout à fait relevée de la récession des dernières années, et que tout tourne encore au ralenti, les taux d’intérêt restent historiquement bas.

Un tel contexte peut être favorable à un projet de rénovation par exemple, ou à un regroupement de dettes à intérêt plus élevé sur votre hypothèque. Vous pouvez bénéficier de cette situation en prenant les bonnes décisions financières.

«Un dollar économisé vaut deux dollars gagnés»