Archives de la catégorie: Règles hypothécaires

Suppression de programmes à la SCHL

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Deux changements significatifs sont survenus au cours des dernières semaines. D’abord, ce dont j’ai parlé dernièrement, l’augmentation de 15% des primes d’assurances prêt hypothécaires pour propriétaires occupants et immeubles locatifs. Les nouvelles primes sont effectives depuis deux semaines.

Ensuite, nous avons été mis au courant de la suppression de deux produits, pas parmi les plus utilisés, rassurez-vous. La SCHL a décidé de retirer ses produits pour résidence secondaire ainsi que travailleur autonome sans confirmation du revenu par un tiers.

Personne ne sera surpris de l’élimination du produit travailleur autonome. Le fait de ne pas avoir de support démontrant une situation est un risque important pour un assureur hypothécaire, et franchement, ce type de programme datait d’avant la crise de 08.

Dommage cependant pour le retrait du programme résidence secondaire. Maintenant, la limite sera d’une seule propriété occupante. Pour s’acheter un chalet par la suite, prévoyez économiser la mise de fonds!

Source: http://www.schl.ca/fr/clfihaclin/asprhy/asprhy_014.cfm

Vers d’autres restrictions pour les acheteurs?

BSIF

Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) propose de faire des modifications pour l’accès à la propriété. Il ne s’agit pas de la première proposition de l’organisme, et toutes n’ont pas été adopté par le passé.

Les changements suggérés ont pour but de protéger davantage les assureurs hypothécaires, dont la SCHL, contre certains acheteurs qu’on jugerait plus à risque tout en faisant davantage de vérifications sur les antécédents de crédit, d’emploi et de couverture de dettes. Parmi ces acheteurs ciblés, ceux avec une mise de fonds non traditionnelles (un don par exemple), les emprunteurs non résidents ou les investisseurs étrangers.

L’idée qui se dégage de la proposition est de moduler les primes d’assurances en fonction du risque pour les assureurs.

Cela mérite réflexion, particulièrement pour les dossiers que les assureurs considèrent comme risqués, à notre avis.

Source: http://www.osfi-bsif.gc.ca/Fra/wn-qn/Pages/b21_20140414.aspx et http://www.journaldequebec.com/2014/04/14/ottawa-veut-serrer-la-vis-aux-acheteurs

Hausse des primes d’assurances de la SCHL

SCHL

Voilà une nouvelle importante qui n’a pas reçu beaucoup de couverture médiatique. La Société canadienne d’hypothèque et de logement (SCHL) va augmenter ses primes d’assurances pour les nouveaux prêts hypothécaires pour ses programmes de propriétaires occupants,  que ce soit pour les résidence secondaire, les résidences unifamiliales (maison, condo) ou les petits immeubles locatifs de quatre logements ou moins.

Autrement dit, la grande majorité de ses prêts. La hausse, d’environ 15% en moyenne sera en vigueur à compté du début mai.

On pouvait s’attendre à cela dans un contexte où la SCHL arrivait à son plafond de financement et à titre de société de la couronne, expose les contribuables canadiens aux risques associés à ce type de prêt. La hausse permet de rehausser leurs cibles de capital tout en diminuant le risque.

Cette hausse ajouterait en moyenne 5$ par mois aux mensualités hypothécaires.

Nous saluons cette mesure qui permet à la fois de protéger les contribuables, d’améliorer les liquidités de la SCHL tout en conservant l’accès à la propriété pour les premiers acheteurs.

Source: http://affaires.lapresse.ca/economie/immobilier/201402/28/01-4743463-la-schl-augmentera-ses-primes-dassurance-sur-les-prets-hypothecaires.php

2014: Des prévisions, mais surtout des souhaits

souhaits

Le mois de janvier est bien débuté et les excès de nourriture du temps des Fêtes sont maintenant digérés. J’espère que plusieurs au Québec n’auront pas trop de mal à digérer leurs comptes de cartes de crédit! Et oui, pour plusieurs, Noël se règle sur la carte plastique à taux d’intérêt élevé.

L’année 2014 ne s’annonce pas terrible, côté économie. Les perspectives immobilières nous indiquent une stagnation au niveau des prix dans plusieurs marchés au Québec tout comme des ventes similaires à 2013, qui ne fut pas la meilleure année à ce chapitre. Beaucoup d’information ont circulé dans les médias au cours de la dernière année au sujet de l’endettement des ménages et le choix que le gouvernement fédéral a fait pour y remédier fut de changer les règles de financement.  Ajoutons à cela que les grandes banques canadiennes ont donné mandat aux firmes d’évaluation de sortir des valeurs plus conservatrices. Ce cocktail a eu de lourdes conséquences et beaucoup en furent touché : des jeunes voulant acheter leur première propriété, des couples se séparant et ne pouvant garder la maison, des gens acculés par les dettes et ne pouvant utiliser l’équité de leur propriété pour s’aider, etc. La liste est longue, et souvent les drames, bien vivants.

Que se souhaiter pour une santé financière?

J’ai écrit souvent que je blâmais davantage les dettes à la consommation avant l’immobilier pour cause d’endettement. Et je n’en démords pas. En conséquence, voici ce que je souhaite en 2014. J’espère que les gens s’endetteront moins pour des biens de consommation, j’espère que le taux d’endettement de chacun ne montera pas à plus de 30% de ses revenus et surtout, j’espère que l’épargne redeviendra une habitude et que les gens prioriseront le remboursement de leur dettes.

Ma liste est longue, ça je le sais. N’hésitez pas à nous contacter si vous avez des questions sur ces sujets, il nous fera plaisir de vous porter conseil.

Je vous souhaite une bonne année 2014. Qu’elle soit généreuse avec vous, comme vous pouvez l’être avec vous-même. En remboursant vos dettes et en épargnant, bien sûr.

Un appel à la prudence

Nicolas Marceau

Le ministre des Finances Nicolas Marceau invite le gouvernement fédéral à la prudence quant au resserrement des règles hypothécaires. On se souvient que son homologue fédéral, Jim Flaherty, avait laissé entendre qu’il pourrait être tenté de calmer le marché avec une autre modification à ces fameuses règles. Rappelons que les règles ont été changées 4 fois au cours des dernières années, rabaissant entre autre les années d’amortissement et diminuant les ratios d’endettement pour les refinancements.

Le Canada est un vaste pays avec des marchés très différents et il est loin d’être évident qu’une politique pan-canadienne soit adéquate. Montréal n’est certainement pas Toronto et Vancouver, leurs réalités économiques sont totalement différentes, tout comme leurs marchés de l’habitations respectifs.

Une autre mesure pour freiner le marché pourrait, au contraire, le faire reculer au Québec. Il faut être très prudent présentement.

Via: http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2013/11/20131118-151728.html