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Renouvellement à l’aveuglette

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Un des pires fléaux que nous voyons est le fait que trop d’emprunteurs ne magasinaient pas à leur renouvellement hypothécaire.

Il y a quelques années, la SCHL avait indiqué que près de 85% des emprunteurs renouvelaient leur hypothèque dans la même institution financière. Des chiffres encore plus sombres, publiés dans le Journal de Montréal récemment, indiquent que 44%  des propriétaires canadiens acceptent l’offre du prêteur sans trop de négociation ou de comparaison.

C’est véritablement affreux! Il s’agit habituellement du plus gros poste de dépense d’un foyer et beaucoup beaucoup trop de propriétaires acceptent l’offre de leur banque rapidement. Pour un courtier hypothécaire, c’est un cauchemar! Notre but étant de faire économiser un maximum d’argent à nos clients, ce comportement est véritablement à l’opposé de nos recommandations.

Oui ce n’est pas passionnant de magasiner son hypothèque, oui vous manquez de temps (comme tout le monde!) et vous ne tenez pas à chambouler l’ensemble de vos opérations bancaires. J’entend cela à tous les jours. Et oui, il y a peu de prêteurs au Canada, donc moins de concurrence et donc l’habitude de magasiner est moins ancrée chez les propriétaires.

Une heure. C’est tout ce que je demande. En une heure, nous avons le temps de faire une analyse de la situation de nos clients, de comprendre leurs besoins et de voir ce qu’il y a de disponible sur le marché. En 2014, nous avons fait économiser 18 000$ en 5 ans à un client en comparaison avec ce que sa banque lui offrait. Seulement sur le taux d’intérêt!

C’est une heure payante ça!

Source: http://www.journaldemontreal.com/2014/08/28/la-majorite-des-prets-renouveles-a-laveugle#.VAFT8ks6ORQ.facebook

Parlons de parts de marché

les banques

Je suis tombé sur le blogue de Thomas Cottendin du site lesaffaires.com et j’ai bien apprécié qu’il publie les résultats compilés par JLR Recherche immobilière. Il est difficile de faire le point sur les parts de marché. Qui est le plus gros prêteur? Qui est en mode croissance? Etc.

Les grandes lignes sont que les « petits » prêteurs sont en progression. Lire ici par petit prêteur qu’il s’agit plutôt de Banque Manuvie, First National, MCAP, et plusieurs autres plutôt que le « shylock » du coin de la rue!

Malgré la progression des « petits » prêteurs, nettement due à la présence des courtiers hypothécaires, les 6 grandes banques canadiennes plus Desjardins représentent un peu plus de 80% des prêts émis. Au Québec, la Banque Nationale et Desjardins possèdent près de 50% du marché. Voilà bien un marché oligopolistique.

Dans tous les cas, c’est ce qu’on appelle contrôler la tarte!

Source: http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/immobilier/immobilier-les-opetitso-prteurs-hypothcaires-gagnent-du-terrain/566992

Le secret des banques

secret

 

Je dois commencer par dire que j’ai adoré une récente chronique de Stéphanie Grammond de La Presse qui s’intitule: « Les trucs cachées de l’offre du banquier ». Simplement par son premier paragraphe que je me dois de citer: « Si vous voulez mon avis, les consommateurs ont des outils plus efficaces pour comparer les prix du papier hygiénique à l’épicerie que les taux d’intérêt dont les banques font la promotion! » Tout est là, dans cette innocente petite phrase.

Dans une vie, un consommateur devra se procurer une grande quantité de biens, produits et services, certains très simples, comme une bouteille d’eau à de plus compliqués, telle une hypothèque. Il va de soi que plus le consommateur est informé, meilleurs seront ses choix.

Pour plusieurs raisons, les clients des banques sont très fidèles. Et cela joue le jeu des institutions qui peuvent parfois en profiter pour donner des taux d’intérêt plus élevés sur certains prêts (hypothécaire, prêt personnel, etc.) et des taux plus faibles sur les investissements. Le client moins à l’affût va faire confiance et risque de s’y faire prendre.

Ce n’est pas les intervenants de première ligne qui décide, lire ici les conseillers bancaires en succursale. Ils ne font qu’appliquer les politiques de leur hiérarchie.

Et il est là le secret, c’est que la banque souhaite vous garder comme client, et le moins informé vous êtes, le plus payant vous serez.

 

Source: http://affaires.lapresse.ca/opinions/chroniques/stephanie-grammond/201401/29/01-4733449-les-trucs-caches-de-loffre-du-banquier.php

En ce temps de guignolée…

guignolée

 

Le mois de décembre est arrivé et le Temps des Fêtes frappe à notre porte. Déjà. Au Québec, nous sommes habitués à donner aux plus défavorisés de notre société afin qu’ils puissent aussi passer de belles Fêtes. Ce sont nos plus belles valeurs qui sortent dans ces dons.

En même temps que la guignolée se mettait en branle, un texte est sorti sur les profits des grandes banques canadiennes en 2013. Et j’y voyais beaucoup de liens. Le Québécois moyen est aussi habitué à donner, tout au long de l’année, à des banques, en payant trop cher son hypothèque, en n’ayant pas la bonne stratégie de remboursement de dettes ou bien en payant des frais supplémentaires qu’il ne devrait pas payer. Et c’est peut-être là, le plus laid de nos valeurs, de ne pas s’occuper de nos finances personnelles de manière adéquate.

Les 5 grandes banques canadiennes (RBC, TD, BMO, CIBC et Scotia) feront, à elles seules, des profits « sans précédent » de près de 30 milliards de dollars en 2013! Tout ça, dans un contexte économique difficile et tout en procédant à des mises à pied durant le quatrième trimestre.

En ce Temps des Fêtes, s’il-vous-plaît, pensez à nos grandes banques qui n’ont fait que 30 milliards de profit. Pensez à vous et à vos proches (et à vos poches!)

Source: http://affaires.lapresse.ca/resultats-financiers/201312/06/01-4718501-des-profits-sans-precedent-pour-les-banques-canadiennes-en-2013.php

ING Direct se transforme en Tangerine!

tangerine

Bon, elle était facile, mais c’est toujours le cas avec certains changements de nom d’entreprise, je pense à PFK au lieu de Poulet Frit Kentucky (on oublie le poulet!) ou à Résolu au lieu de AbitibiBowater (pour une entreprise en difficulté, il est important d’être résolu à réussir!) Notons aussi que la mode est au nom de fruit. Pour Tangerine, mieux vaut être Apple que Blackberry!

Plus sérieusement maintenant, rappelons-nous que ING Direct Canada a été acheté de sa société mère par la Banque Scotia qui l’a intégré à son groupe en conservant son modèle d’opération. À l’époque, j’avais émis mes réserves car il n’est jamais agréable de voir ce genre de consolidation dans un marché déjà mince en concurrent. Déjà, la Banque Scotia avait fermé le canal pour courtiers hypothécaires, empêchant notre clientèle d’accéder aux produits d’ING Direct.

Espérons que la suite ne soit pas trop amer et que Tangerine ne se transforme pas en citron!

 

Source: http://affaires.lapresse.ca/economie/services-financiers/201311/05/01-4707445-la-banque-electronique-ing-direct-deviendra-tangerine.php