À propos: Simon Lupien

Courtier hypothécaire, papa, entrepreneur, époux, investisseur immobilier, etc. L'ordre est aléatoire! J'ai à cœur chacun de mes clients. Je travaille pour eux. Pas pour la banque.

Billets récent par Simon Lupien

CELI ou REER pour la mise de fonds ?

Lorsque vient le temps d’accumuler la mise de fonds requise à l’achat d’une maison, le CELI (Compte d’épargne libre d’impôt ) et le REER ( Régime enregistré d’épargne retraite ) réprésentent tous deux l’avantage de faire croître votre épargne à l’abri de l’impôt.

Une question s’impose donc : lequel de ces deux véhicules d’épargne est le plus approprié pour accumuler cette mise de fonds ?

Cela dépend !

Dans les deux cas, REER et CELI peuvent contenir les mêmes produits financiers. De plus, les retraits peuvent se faire sans incidence fiscale. En 2018 Le CELI permet d’épargner un montant cumulatif de 57 500 $. Pour ce qui est du REER, le RAP ( Régime d’accession à la propriété ) permet d’y retirer un maximum de 25 000 $ par propriétaire occupant, pourvu que ce retrait se fasse dans le cadre de l’acquisition d’une première propriété, ou qu’aucune autre propriété n’ait été acquise dans les cinq années qui précèdent.

Le REER

Dans le cas d’un RAP, il est obligatoire de rembourser la somme empruntée dans un délai de 15 ans. Toutefois, le fait de cotiser à votre REER vous permet d’économiser l’impôt que normalement vous auriez payé à la fin de l’année d’imposition. Autrement dit, vous reportez cet impôt au moment où vous décaisserez votre REER, c’est-à-dire très probablement à votre retraite.

Le CELI

Le CELI offre beaucoup plus de souplesse. Il est possible d’y retirer davantage que les 25 000 $ permis dans le cas du REER, soit 57 500 $ (plus des rendements) pour les Canadiens qui étaient âgés de 18 ans ou plus en 2009. De plus, le transfert d’argent se fait avec un minimum de paperasse.

Le verdict

Si vous avez déjà un bon montant accumulé à votre REER et que vous prévoyez être en mesure de rembourser les fonds que vous y retirerez, le RAP pourrait être une option à envisager. Cependant, si vous êtes jeunes et que vous commencez à mettre de l’argent de côté, le CELI vous offrira davantage de flexibilité et vous laissera libre d’y retirer ou d’y ajouter le montant que vous souhaitez, pourvu que vous ne dépassiez pas la limite permise.

Enfin, pourquoi ne pas utiliser à la fois le CELI et le RAP ? Cela pourrait vous faciliter la tâche si vous souhaitez verser les 20 % de mise de fonds requis pour éviter de payer l’assurance SCHL.

Conseil

  • Cotiser à un REER permet de repousser une partie de l’impôt que vous auriez normalement payé à la fin de l’année fiscale. Si vous comptez acheter une propriété qui aura besoin de quelques rénovations, maximisez autant que possible les cotisations à votre REER. Par la suite, vous pourriez utiliser le RAP afin d’acquérir votre propriété tout en économisant sur vos impôts, ce qui vous aidera à financer vos rénovations.
  • Si vous comptez utiliser le RAP, gardez en tête que les fonds doivent demeurer au moins 90 jours dans votre REER avant de pouvoir les utiliser pour l’achat d’une propriété. De plus, le traitement d’une demande de RAP peut prendre quelques jours. Planifiez donc en conséquence.
  • Si vous avez de la difficulté à épargner, vous pouvez envisager le RAP comme une méthode d’épargne forcée. Tôt ou tard, il faudra rembourser le montant emprunté à votre REER.
D’après : Mise de fonds sur une maison : le CELI ou le REER  de Ghislain Larochelle, Journal de Québec, le 17 février 2018

Hypothèque et Grand Prix

Pour les amateurs de Formule 1, le concours était alléchant. Des démarcheurs hypothécaires de la Banque Nationale offraient la chance d’assister au Grand Prix du Canada. Course et souper inclus. Qui est invité ? Les courtiers immobiliers qui leur ont recommandé le plus de clients du 1er avril au 31 mai.

Qui sortira gagnant de ce concours de ventes ? Certainement pas le consommateur.

Banni du monde des valeurs mobilières, ce genre de cadeaux demeure la norme dans l’industrie hypothécaire. Croisière dans les Caraïbes, voyage à New York en jet privé, billets de hockey, iPad, repas dans des restaurants de luxe… Les courtiers immobiliers qui envoient le plus de clientèle à des prêteurs hypothécaires peuvent recevoir une panoplie d’avantages non pécuniaires.

Ces douceurs s’ajoutent aux commissions « officielles ». Un courtier immobilier peut recevoir facilement 1000 à 2000 $ en refilant le nom de son client à un prêteur hypothécaire, puisque sa commission s’élève à 0,5 % du montant du prêt. Tout cela pose un sérieux problème d’éthique. C’est pourquoi ces commissions seront interdites par la loi 141 adoptée à Québec au début juin 2018.

Or, les avantages non pécuniaires sont un avantage encore plus insidieux, car ils incitent les courtiers à concentrer leur volume d’affaires auprès d’un seul prêteur s’ils veulent remporter le concours de vente ou obtenir une récompense qui dépend de la quantité de recommandations.

Tout le monde dans l’industrie minimise l’importance de ces cadeaux qui seraient sur un an, négligeables.

Par exemple, les démarcheurs hypothécaires font tirer des cadeaux lors de tournois de golf. Ils participent à des soirées-bénéfices organisées par les courtiers pour amasser des fonds pour des organismes de bienfaisance. Rien de trop compromettant.

Même son de cloche de la part des prêteurs qui affirment que ces formules de rétribution demeurent marginales.

Mais certains courtiers immobiliers obtiennent des cadeaux plus substantiels, selon un document interne du service de développement hypothécaire de la Banque Nationale.

Le document de 777 pages détaille le budget de « points fidélité » accordés à chacun des courtiers du Québec en fonction du volume de clients référés sur une période d’environ 10 ans ( 2007-2016 ). Ces points sont ensuite utilisés pour offrir toutes sortes de petites douceurs aux courtiers.

Il est vrai que la plupart des courtiers ont reçu des avantages non pécuniaires de seulement quelques centaines de dollars au fil des ans.

Mais pour certains courtiers qui envoient beaucoup de clientèle à la banque, les cadeaux atteignent 1000 $, 2000 $, voire davantage.

Dans un cabinet de la Rive-Sud, l’ensemble des courtiers ont reçu des cadeaux représentant 35 000 $. Les avantages se sont élevés à 42 000 $ dans un cabinet du Saguenay–Lac-Saint-Jean et à 86 000 $ dans un autre de la couronne nord de Montréal.

Les constructeurs de maisons neuves ne sont pas en reste. Un entrepreneur de Laval a obtenu des bonbons de 46 000 $ sur 10 ans. Dans la région, plusieurs de ses concurrents ont aussi obtenu plus de 10 000 $ en cadeaux. Cela s’ajoute aux commissions officielles nettement plus substantielles qui leur sont versées en argent en échange de références.

Alors, ne vous demandez pas pourquoi de nombreux constructeurs imposent des pénalités à leurs clients qui refusent de prendre leur hypothèque avec le démarcheur de la banque.

Il est difficile de comprendre pourquoi, en 2018, ce genre de gâterie n’est pas du tout encadrée dans l’industrie hypothécaire.

Le milieu de l’investissement a fait un grand ménage depuis longtemps. Les manufacturiers de fonds communs de placement n’ont plus le droit d’offrir de cadeaux et de bonis, sauf dans des cas bien précis ( ex. : brochures produites pour une formation ).

Finis les voyages au pays ou à l’étranger, la nourriture, les boissons et le logement, même si ces avantages sont fournis dans le cadre d’une conférence. Exit les billets de concerts, de théâtre, de hockey et la participation au tournoi de golf.

Les rares avantages qui sont encore autorisés doivent être comptabilisés. Et les régulateurs s’assurent que cela reste dans le domaine du raisonnable.

Évidemment, ces cadeaux peuvent biaiser le jugement du conseiller, ce qui est préjudiciable pour la clientèle. Si ces pratiques sont proscrites dans le milieu de l’investissement, il serait parfaitement logique qu’elles le soient aussi dans le milieu hypothécaire.

L’éthique, c’est bon pour tout le monde.

D’après : Comment votre prêt mène au Grand Prix de Stéphanie Grammond, La Presse, 4 juin 2018 ( Dans la série : Dans les coulisses de votre hypothèque. )

Nouveau casse-tête pour les propriétaires de condos

Les syndicats de copropriétés doivent désormais tenir un registre des améliorations apportées aux parties privatives de leurs immeubles. Gros problèmes en vue.

Les nouvelles règles vont entraîner tout un lot de surprises pour les syndicats et gestionnaires d’immeubles de condos. Elles prévoient notamment que le syndicat doit tenir un registre des améliorations apportées aux parties privatives.

Vous avez bien lu : dès qu’un copropriétaire rénove ou améliore son espace privé ( ou son unité ), le syndicat doit en connaître les détails, soit la nature et la valeur des travaux.

La vaste majorité des syndicats ( plus de 80 %, selon certaines sources ) ne disposent pas d’un tel registre. Pourtant, la plupart des déclarations d’immeubles en copropriété prévoient déjà qu’un copropriétaire qui rénove son unité doit en avertir son syndicat.

Règlement

Le nouveau règlement ne doit pas juste intéresser les experts : tous les propriétaires de copropriétés devraient le connaître, car il influera sur la valeur de votre unité à la revente ainsi que sur la couverture d’assurance de l’immeuble et de l’unité ( donc, son coût ).

Car la nouvelle règle précise qu’à défaut d’un tel registre, c’est la valeur de l’unité au moment de la livraison de l’immeuble qui est reconnue. Si vous avez remplacé les armoires de mélamine pour du thermoplastique, le comptoir de stratifié pour du granite, ou changé les planchers pour du bois exotique, la valeur de ces travaux ne sera pas reconnue en cas de sinistre ou, peut-être, de revente. Même si vos améliorations ont coûté 100 000 $.

En cas de sinistre

Admettons qu’un dégât d’eau survient dans votre immeuble et qu’il faille rénover votre condo, en tout ou en partie. Quelle est sa valeur avant sinistre ? Sans registre, l’assureur ne tiendra compte que de celle des finis originaux… à la construction de l’immeuble.

Le syndicat de copropriété a donc désormais l’obligation de définir exactement la valeur d’un appartement standard d’origine, ainsi que les améliorations apportées au fil des ans. Ça peut se compliquer si les copropriétaires ou leur syndicat n’ont conservé aucun document ou facture. Ou si un promoteur a converti en condos un ancien bâtiment industriel, mais les a livrés sans les finis. Si ces condos sont revendus, l’acheteur n’a aucune idée de la valeur originale et de celle des améliorations apportées à son unité. En cas de sinistre, l’opinion des experts en sinistre du syndicat et celui des copropriétaires pourraient diverger grandement. Qui aura raison ?

Le problème peut être particulièrement grave dans les immeubles de deux à huit copropriétés, où les gestionnaires sont souvent bénévoles et les documents souvent mal conservés.

Conseils

  • Conservez et transmettez systématiquement à votre syndicat toutes les factures de rénovation de votre unité.
  • Syndicats et acheteurs devraient toujours obtenir les documents promotionnels du promoteur, qui décrivent clairement les finis et les plans de chaque unité.
  • Les acheteurs doivent demander au syndicat s’il existe un registre des améliorations aux parties privatives.
  • Un expert, Me Yves Joli-Cœur, donne un cours sur le sujet (info : condolegal.com)
D’après : Un nouveau casse-tête pour les propriétaires de condos de Stéphane Desjardins, Le Journal de Montréal, 22 août 2018

Les risques de faire pousser du pot à la maison

Même si Ottawa a légalisé la consommation de cannabis récréatif et autorisé sa culture jusqu’à quatre plants à la maison, Québec a interdit ce genre de jardinage amateur. Peu importe son illégalité, il y a toujours eu des gens qui l’ont fait et ça va certainement continuer.

Or, sur fond de légalisation pilotée par le gouvernement fédéral, l’Institut canadien des évaluateurs ( ICE ) s’inquiète des effets d’une telle culture sur l’état des propriétés au pays. « Quatre plants, ça paraît peu, mais dans certaines circonstances, il est possible de créer des conditions d’humidité inacceptables pour la structure d’une propriété », explique un porte-parole de l’ICE.

Cela pourrait favoriser l’éclosion de moisissures, un des pires problèmes résidentiels, qui nécessite souvent une semi-démolition ou de coûteuses rénovations.

Cependant, la probabilité que la culture de quelques plants seulement cause un dommage est extrêmement faible par rapport aux cultures importantes du crime organisé, qui causent des dommages bien réels.

Caché ou non ?

Et si un inspecteur trouvait des plants dans une maison, dans le cadre de son travail ? L’ICE a demandé un avis au Commissaire à la protection de la vie privée du Canada : selon ce dernier, s’il y a dommage, il doit le mentionner sans évoquer la culture elle-même.

Le président de l’Ordre des évaluateurs agréés diverge de cette position. Selon lui, si la cause est indéniable, l’inspecteur doit mentionner la culture de cannabis dans son rapport.

Par contre, une maison qui a un historique de culture de cannabis n’est pas nécessairement considérée comme viciée. Il faudra que des dommages significatifs soient constatés par l’inspecteur pour déclarer un vice caché.

À noter : les vendeurs qui engagent un agent d’immeuble doivent obligatoirement déclarer qu’il y a eu culture hydroponique de pot à large échelle, au même titre qu’un suicide ou un meurtre. Cette obligation ne s’applique pas aux vendeurs sans agent d’immeuble ni à ceux qui ne cultivent que quelques plants.

Conseils

Le contrat d’assurance en habitation ne prévoit pas d’exclusion pour la culture artisanale du cannabis. Donc, pas besoin d’avertir son assureur.

Par contre, le Code civil prévoit que l’assuré doit transmettre à son assureur toute information susceptible d’évaluer le risque. Si votre logement ou maison a abrité une culture à grande échelle, votre assureur doit le savoir ( et il enverra peut-être un inspecteur ), que vous soyez propriétaire ou locataire.

Avec la nouvelle loi québécoise, les propriétaires peuvent envoyer un avis de réouverture de bail leur permettant d’interdire la consommation de cannabis dans leur logement.

Les propriétaires sont normalement tenus d’avertir leur assureur que certains locataires cultivent ou consomment du cannabis dans leur logement. Ne pas le faire est considéré comme de l’aveuglement volontaire, selon un jugement récent. En cas de sinistre, comme un incendie relié à cette culture, l’assureur pourrait refuser d’indemniser le propriétaire.

D’après : Faire pousser du pot à la maison comporte des risques de Stéphane Desjardins, Le Journal de Montréal, 11 octobre 2018

La rénovation, dépense ou investissement ?

Agrandir la cuisine, refaire la salle de bains, aménager le sous-sol, faire creuser une piscine, transformer une pièce en cellier ou investir dans un aménagement paysager de rêve ? Tous les moyens sont bons pour bien se sentir à la maison. Mais qu’en est-il de l’impact de ces travaux sur la valeur de la propriété ? La rénovation, dépense ou investissement ?

L’art de maximiser son investissement

On ne regarde pas à la dépense pour personnaliser sa demeure. Mais au moment de la revendre, que récupère-t-on ? Deux facteurs importants : respecter l’harmonie avec le voisinage et d’éviter les « sur-améliorations ».

Lorsque le client entre dans une maison et constate qu’il n’y a pas de travaux à faire avant d’y déposer ses boîtes, il y a un impact positif sur le prix qu’il est prêt à payer. Les gens qui rénovent et qui réussissent bien font tout pour que l’acheteur ait l’impression d’entrer dans une maison neuve, clés en main. Les rénovations partielles créent davantage un problème. Le client qui achète n’a pas le choix de se dire qu’il y aura des travaux à faire, et c’est là qu’il commence à calculer.

Vaut mieux faire rêver que calculer.

Avec le « clés en main », il n’y a pas d’incertitudes, de risque de dépassement de coûts ou autre. Tout est déjà là, prêt à être habité. Si on vise un résultat sobre et bien fait, ça peut valoir la peine de rénover. La clé, c’est de rester raisonnable dans les projets et les matériaux, puis de se garder des marges de manœuvre sur le projet pour pouvoir s’ouvrir sur un marché plus large.

Le bon projet, pour le bon quartier

À Mont-Royal une maison à paliers multiples achetée 1,2 million, dans laquelle le propriétaire a investi 800 000 $ a été vendue 2,7 millions. Il a réussi à avoir ce prix-là parce que les choix étaient très judicieux et que le projet s’est fait avec l’aide d’un architecte et d’un designer. Et comme la clientèle du secteur recherche du haut de gamme, les propriétaires ont misé juste avec un projet d’une telle envergure.

À l’inverse, dans un quartier de jeunes familles, un couple sans enfant qui achète une maison pour transformer le deuxième niveau en une immense chambre de style loft ou qui décide d’aménager un grand cellier à vin au sous-sol pourrait, pour sa part, avoir de la difficulté à récupérer son argent. À la revente, le client typique du quartier, c’est une famille. Même si c’est très beau, ce sont des rénovations hors normes qui représentent des sous mal investis. Si ce n’est pas très utile ou si ça devient trop niché, c’est difficile de trouver le client qui acceptera d’en payer le prix.

Sa maison, ses voisins

Au moment d’évaluer la valeur marchande de la propriété, on se base sur les produits comparables dans le même secteur. Ainsi, le propriétaire qui planche sur un projet de rénovation et qui espère du même coup augmenter la valeur de sa maison doit prendre en considération son emplacement.

Si la propriété est la seule avec une entrée en asphalte alors que tous les voisins ont des stationnements en pavé uni, elle se vendra moins cher. Mais investir pour des blocs de pavé uni dans un secteur où toutes les maisons ont des entrées asphaltées, ça ne vaut pas la peine. Même chose pour les cuisines extérieures, les piscines creusées ou les spas. Il y a des quartiers où il n’y a pas de demande pour ce genre d’aménagement ou d’installation. Dans ces cas-là, on ne peut pas espérer récupérer son investissement.

En plus de prendre en compte la clientèle d’un quartier, il faut aussi considérer le prix maximal que le quartier peut absorber. Si l’investissement dans une cuisine force le dépassement du prix maximum moyen du secteur, même si, de façon générale, on dit que l’on récupère habituellement l’argent d’une nouvelle cuisine, on n’y arrivera pas. Dans ce cas, on le fait pour soi, mais pas pour la revente. D’être la maison la plus chère de la rue, ce n’est jamais très bon.

Rendement de l’investissement

Pour que des rénovations soient payantes, il faut arriver à maximiser le rendement du capital investi. Le bon projet, dans le bon secteur, pour la bonne clientèle.

Plusieurs variables entrent en ligne de compte pour calculer son rendement.

On ne peut pas se baser uniquement sur des chiffres et des formules mathématiques. Il faut considérer l’ensemble. Investir 40 000 $ dans une salle de bains d’une maison de 150 000 $, c’est complètement différent que d’investir le même montant dans une maison de 500 000 $. Mettre des matériaux haut de gamme dans une propriété de premiers acheteurs, ce n’est pas le meilleur choix si l’on souhaite maximiser ses chances de rendement. »

Quant au choix des matériaux, le luxe n’est pas payant à tout coup. Entre choisir un bois franc à 15 $ le pied carré ou celui à 7 $ le pied carré, l’acheteur moyen qui visitera la propriété n’est pas nécessairement au courant de toutes les qualités de plancher. Bien souvent, il ne verra pas la différence. La grande question est donc la suivante : « Combien de plus l’acheteur moyen est-il prêt à payer pour un élément donné ? C’est ce qui permet de déterminer la réelle valeur contributive d’un projet de rénovation. »

Les rénovations de la salle de bains et de la cuisine permettent d’espérer un retour de 75 à 100 % de la valeur investie. Dans le cas de la rénovation d’un sous-sol, l’ajout d’une salle familiale, l’installation d’un foyer, le changement des portes et fenêtres ou la construction d’un garage, on parle plutôt d’un taux de récupération de 50 à 75 %. Quant à eux, la piscine, la clôture et l’aménagement paysager sont des travaux qui n’offrent pas de très bons retours sur le capital investi. Bien entendu, ces chiffres dépendent de l’ampleur des travaux, du type de propriété et du secteur dans laquelle elle se situe.

D’après : Des rénos payantes… ou pas de Charles-Édouard Carrier, La Presse+, le 10 février 2018